samedi 29 novembre 2014

LA TUNISIE SERAIT-ELLE SUR UNE LAME DE RASOIR?

Tous les êtres humains sont des «  présidents ».Etant des humains, tous les Tunisiens, dans l’absolu sont de potentiels présidents quandt bien même, la 2 ème République n’a  besoin –dans la  conjoncture actuelle-  que d’un unique  Président. Pourquoi ?
En revenant aux basiques, on relève   deux niveaux.
PRIMO : sur le  plan psychanalytique , se référant  à son mentor  S.Freud  lequel  a dévoilé –dans ses mémoires-que dans tout un chacun(e) « sommeille un roi » .Or un prince ,au sens machiavelien , ça règne et ça gouverne. Chacun suit la réalisation d’un tel  dessein selon les attributs du sang, le rang  social ou des manœuvres  de la politique (religion incluse) ; tant qu’au final –comme le dit  l’auteur de «  l’esprit des lois » (Montesquieu) on arrive au pouvoir par la force (du fer ou du mental) et on s’y maintient…par la ruse  et les subterfuges !
SECUNDO : pourquoi devrait on  reprocher aux politiciens de l’illusion d’user de ces manœuvres  et d’engager  leurs partisans dans cette course si  ce n’était pas pour battre   l’adversaire ?.Dans le cas d’espèce, le jeu est clair : 3M  n’a jamais caché son obsession présidentielle latente, tout comme BCE n’a pas dit qu’il ne  tenait pas à cette ambition patente.
        La démocratie tunisienne émergente a déjà planté  le décor  des rapports de forces au sein du parlement issu des dernières  élections législatives de  2014, alors que la constitution de janvier de la même année a défini les attributions et privilèges du futur  chef de l’exécutif en lui flanquant le boulet du chef du gouvernement, dans un  souci d’équilibre et pour éviter les dérapages ayant marqués l’histoire  politique de la Tunisie post-indépendance.
Les voix de la haine, de la division et de la suprématie intellectuelle ne mènent nulle part, sauf  à  plonger  encore davantage, le pays dans  le marasme  du  gaspillage de l’énergie et des moyens matériels  qu’il a connu sous le gouvernement –provisoire-de la troïka.
        A  la veille du 2 ème tour  de scrutin présidentiel- ballotage, la Tunisie semble sur une lame de rasoir. Croisons les doigts et faisons confiance sans défiance « aux électeurs présidents » qui choisiront l’un des leurs. Chacun selon  ses orientations et sa capacité à s’auto-sonder  d’abord avant d’accorder  ensuite sa voix d’électeur à un d’eux .Par ailleurs ,un énorme  chantier   de reconstruction et de restructuration  poly-sectoriel  attend  le pays au tournant…


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