Tous les êtres humains sont des «
présidents ».Etant des humains, tous les Tunisiens, dans l’absolu sont de
potentiels présidents quandt bien même, la 2 ème République n’a besoin –dans la conjoncture actuelle- que d’un unique Président. Pourquoi ?
En revenant aux basiques, on relève deux niveaux.
PRIMO : sur le
plan psychanalytique , se référant
à son mentor S.Freud lequel a dévoilé –dans ses mémoires-que dans tout un
chacun(e) « sommeille un roi » .Or un prince ,au sens machiavelien ,
ça règne et ça gouverne. Chacun suit la réalisation d’un tel dessein selon les attributs du sang, le
rang social ou des manœuvres de la politique (religion incluse) ;
tant qu’au final –comme le dit l’auteur
de « l’esprit des lois » (Montesquieu) on arrive au pouvoir par la
force (du fer ou du mental) et on s’y maintient…par la ruse et les
subterfuges !
SECUNDO : pourquoi devrait on reprocher aux politiciens de l’illusion
d’user de ces manœuvres et
d’engager leurs partisans dans cette
course si ce n’était pas pour
battre l’adversaire ?.Dans le cas d’espèce,
le jeu est clair : 3M n’a jamais
caché son obsession présidentielle latente, tout comme BCE n’a pas dit qu’il
ne tenait pas à cette ambition patente.
La démocratie
tunisienne émergente a déjà planté le
décor des rapports de forces au sein du
parlement issu des dernières élections
législatives de 2014, alors que la
constitution de janvier de la même année a défini les attributions et
privilèges du futur chef de l’exécutif
en lui flanquant le boulet du chef du gouvernement, dans un souci d’équilibre et pour éviter les
dérapages ayant marqués l’histoire
politique de la Tunisie post-indépendance.
Les voix de la haine, de la division et de la suprématie
intellectuelle ne mènent nulle part, sauf
à plonger encore davantage, le pays dans le marasme
du gaspillage de l’énergie et des
moyens matériels qu’il a connu sous le
gouvernement –provisoire-de la troïka.
A la veille du 2 ème tour de scrutin présidentiel- ballotage, la
Tunisie semble sur une lame de rasoir. Croisons les doigts et faisons confiance
sans défiance « aux électeurs présidents » qui choisiront l’un des
leurs. Chacun selon ses orientations et
sa capacité à s’auto-sonder d’abord avant
d’accorder ensuite sa voix d’électeur à
un d’eux .Par ailleurs ,un énorme chantier
de reconstruction et de restructuration poly-sectoriel attend le pays au tournant…
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