jeudi 25 juillet 2019

TUNISIE:BCE : UN CITOYEN HUMANISTE

Le 5ème président de la République Tunisienne,Beji Caid Essebsi est décédé jeudi 25 juillet 2019 à  l'âge  de 92 ans.
Démocratiquement élu à ce poste en 2014 dans la foulée de la révolution 14/01 .
   Cette dernière  a ouvert la voie à un" printemps arabe" encore à la recherche de ses repères dans une aire longtemps  bernée par l'autoritarisme féodal suivi   par des coups d'état militaire  ou l'hégémonie religieuse...
     Jeune journaliste,j'ai croisé  l'homme politique depuis les années 80 .Appelé alors  à  la tête de la diplomatie tunisienne,il devait  gérer  notamment de lourds dossiers dont le conflit avec la Libye à propos du plateau continental et l'agression israélienne (Octobre 85 ) contre la localité de Hamam Chott.(Sud est de la Capitale).
    Toujours affable,il était  la source crédible .En cas d'indisponibilité, il déléguait à  ses proches collaborateurs les autres tâches.Il était convaincu du rôle  qu'assument les médias dans l'information du public, aussi longtemps  qu'ils respectent l'éthique professionnelle. Sa vaste culture associée à  son sens de l'humour  rend sa compagnie si attachante qu'une conversation avec lui n'est jamais bâclée...
Il reste à souhaiter  que le boulevard democratique dans lequel ,ce citoyen humaniste a engagé  notre pays  reste ouvert pour que prévalent la dignité, l'égalité, la justice et la liberté.
Adieu Monsieur Le Président!

Bce et Bibi

lundi 1 juillet 2019

Tozeur :médaille d'argent pour un produit du terroir.

La 2 ème  édition 2019 du concours national des produits  du terroir s'est achevée le 30 juin à  Tunis sur une note d'optimisme.
   Les participants venus de toutes les régions  du pays  ont exposé leurs produits.Ils ont  ont été  -après sélection  -(récompensés  par des médailles (bronze-argent et or).
   Le potentiel existe. La formule un "village,un produit" prend de plus en plus forme.Il reste à trouver l'adéquation entre ce savoir-faire ancestral et l'investissement ciblé.
     La région  de Tozeur s'est distinguée par  par un savoir-faire singulier : transformer la datte et ses noyaux en produits bio ( café aromatisé au heal, sirop, Sucre lyophilisé, bessissa...)
   Le porte-étendard  du Jerid n'est autre que dame Saida et son Label "Produits Aicha" qui a mérité amplement une médaille d'argent.
Félicitations à  tous les participants et  vœux de succès  à  l'avenir.


mardi 12 mars 2019

Al guedhafi :une biographie non biaisée -de SAFI SAID


AL GUEDHAFFI :BIOGRAPHIE INÉDITE DE L'INACHEVÉ..

Le 20 Octobre 2011, le cœur de celui qui a régné 41 ans durant  sur la Libye  a cessé de battre. Une mort comparable à tout trépas survient avec la tombée du rideau de la politique tragi-comique...
Le dernier ouvrage de l’écrivain Safi Said  intitulé : »Al Guedhafi : Une biographie non-biaisée (1942-211) » aurait  pu se concentrer  sur cette date fatidique de la liquidation (physique) d’un chef d’Etat  et de l’anti-Etat qui aura traversé- à sa façon- un demi siècle d’histoire, souvent en protagoniste et finalement en victime.

Jonglant avec le suspens, l’auteur relègue cet événement   au 7 ème chapitre de l’œuvre.
Les six autres sont consacrés à la chronique , l’analyse de la personnalité et  du cheminement de Moammar,fils de Meniar (origine, formation,convictions- revirements et réalisations ).
Et bien que mêlé  au premier degré  à certaines péripéties  du  Maitre de Tripoli, l’auteur se garde d’en porter un jugement ,imbu qu’il  est de l’objectivité du journaliste et du pragmatisme du politologue .Il semble au parfum du dessous des cartes des relations internationales régies par l’hermétique dialectique de la géo-politique et de la géo-stratégie.

Pour avoir fourré  son nez dans la quasi-totalité des conflits de son époque ( Moyen-orient, Europe, Afrique ,Asie et Amériques…),Al Guedhafi a été taxé de «  politicien voyou et terroriste » par ses détracteurs et «  d’internationaliste anti –impérialiste » par ses admirateurs.

Véritable casse –tête  pour les chancelleries et mouton noir pour les tenants de l’ordre international dominant, l’inventeur de la Jamahyria (la républiques des masses) saura déjouer les complots (matés), en interne et lancer de défis (hardis) ,en externe
(pan-arabisme,pan islamisme,socialisme,pan africanisme,universalisme…).Dans sa légendaire versatilité, il aura enfourché  l’étrier et les selles  poly-idelologiques…

A charge pour ses lieutenants de soudoyer et d’exécuter les sales besognes.
L’action se termine  souvent par le goût de l’inachevé ,faute de soutien stratégique et l’absence d’une volonté politique engagée, (unité  maghrébo -arabe avortée, unité africaine à peine amorcée, investissements à l’étranger spoliés, révolution internationale fantasmée…)
De ce gris tableau émergent ,toutefois, le merveilleux Fleuve artificiel,l’urbanisation des principales villes et surtout la défense-à tout prix- de la souveraineté de la Libye.
Sous le parapluie du « printemps arabe » déployé en Tunisie ,laquelle souveraineté finit par  se décomposer  sous la triple offensive de l’Otan,de certains pays frères -en particulier la Turquie et Qatar -et des oppositions locales inféodées et/ou revanchardes.

c- h.o

AL GUEDHAFI :UNE BIOGRAPHIE NON-BIAISÉE (1942-2011) : Auteur SAFI SAID
Editions Sotumédias-504 pages –Prix :35 DT


lundi 1 octobre 2018

Hommage à mon père :NOUR

IL Y A PLUS DE TROIS DÉCENNIES 
que Noureddine,mon pater n'est plus de ce monde...Son souvenir ou plutôt  un souvenir n'est pas prêt à  lâcher  son emprise sur l'entier de mon Etre.
      A la prime jeunesse,ce papa  autodidacte et menuisier -artisan me distillait le même  conseil : "Fils, sois homme et reste-le".
---Avec l'âge, on verra,je faisais semblant de répondre sans saisir la signification implicite  de l'injonction.
         C'est que  celle-ci était soutenue par des lectures qu'il m'offrait à  chaque étape  critique de ma croissance ,doublée d'une communication  sans tabous établie  entre nous .Une chance inouïe dans une société  où l'autorité du père était indiscutable..
       A 15 ans,je manifestais une forme "confuse" de misogynie,tellement la femme était  magnifiée dans les chansons et les roses sans qu'elle soit atteignable,concrètement...
(sauf au bordel et je n'avais pas l'âge  legal!). Et pourtant ,j'aimais la compagnie de mes sœurs aînées, les enviant secrètement  du traitement de faveur que mon père  leur reservait.
       Lorsque je lui fais part de mon sentiment,
Il marque une pause:" Toutes les femmes et ta mère aussi".?
---Non, j'aime maman!
Quelques jours après, il m'offre un Que sais-je intitulé "La psychanalyse ".Instructif.Je l'ai potassé avec l'aide du petit Robert.
Depuis,j'ai appris à lire les gammes (moi-ca-surmoi)= li -bi-do..
   Au lendemain  de la guerre arabo-israelienne de six jours et la propagande subséquente,mon pater gardait la tete froide. Loin de la nuance politico-religieuse du conflit ,Il me rappelle son amitié  fraternelle avec le juif Rahmine avec lequel il a partagé  "l'eau et le sel".A Tozeur co-existaient alors juifs,chrétiens  et musulmans..Voire athés.
     Il m'offre un deuxième  bouquin intitulé :"la saga des juifs en Afrique du Nord" ,d'André Chouraqui.
       Que d'infos et d'enseignements sur la condition humaine et sa complexité, pour la survie..
Plus tard,c'est à  dire après  la découverte du jardin secret des femmes,j'etais fasciné par la marche de l'histoire et le retard mis par les pays  dits du tiers monde  à l'enfourcher;il m'offrit un troisième,l'ouvrage de propospective ,du à  la plume d'Alvin Toffler :
"Le choc du futur".Nous y sommes en 2018!.
En fait, en rapport avec les enfants de mon quartier , j'étais  à  quelques longueurs d'avance et sur des ondes divergentes.
Merci papa pour cet apport  humain et intellectuel inestimable!
   J'ai obtenu quelques diplômes  pour gagner mon pain et mon vin boudant d'autres certifs superieurs pour rester"homme" , sans quémander une quelconque bourse d'études...
      Avec du recul,une vie professionnelle et familiale  assumée,je réalise  le digne bonheur qui me submerge chaque fois remémorant  le souvenir  de Nour (la lumière  en arabe)..
   Ironie du sort,cette lumière a été emportée  par une méchante pleurésie...Le tabac a eu gain de cause!

PScriptum:
En vérité, la femme n'était  pas uniquement magnifiée dans"les chansons".Les rares échanges avec ma mère à  ce sujet ne faisaient que sublimer l'image de la gent féminine. 
   Sans s'attarder sur le détail, elle résumait  
ainsi les critères de sa beauté. 
Pour elle,les yeux sont le miroir de l'âme. Un regard prend  ce qu'il veut sans rien donner en retour...Il appartient à la personne  regardé e(matée ) de l'interpréter à sa façon...
Et si l'homme se laissait charmer par le premier regard ou clin-d'oeil,il risquerait d'être frappé par le syndrome de la passion ou à défaut le mal d'amour et de la sublimation.
Le nez symbolise la joliesse.
La bouche ,l'éclat.
   Hors de question,pour elle de caractériser les autres éléments constitutifs du corps féminin. 
Plus tard,j'y trouvais grâce dans les mains  le mouvement des hanches et celui
des jambes...
     "Certaines femmes,dit-elle sont tellement cristallines qu'au moment de se désaltérer on verrait l'eau zigzaguer à  leur gorge "!
Parabole et images ne reflétant que son background culturel !Dans ses mémoires,Freud m'a aidé à apprendre sur les femmes plus que les  histoires de maman.
    Aicha ,de son prénom  était Pieuse et fidèle. 
Elle a consacré sa vie durant à la famille.Elle était  attachée, comme nous à la grand-mère, sa génitrice.
    Un jour, sans préavis, elle a rejoint l'univers inconnu pour se reposer ,à jamais à côté  de son ex-compagnon du monde connu...Pas de maladie apparente.L'âge a fait son boulot.

Cimetière "Sidi Abderrahim" (Guitna-Tozeur)


dimanche 24 juin 2018

Politiquement "incorrect"

  La dualité tunisienne semble sans limite...
A présent que l'équipe nationale de foot a été écartée vertement de la coupe du monde  Russie 2018 ,n'est-il pas venu le temps de remettre les pieds sur terre?
     Pause raison.
   Alors que la qualification à  la kermesse footballistique mondiale est la résultante d'un long parcours jalonné  de matchs disputés 11 joueurs contre 11, tifosi( es) et un opérateur  local de la com n'ont pas daigné y rajouter  une couche. Et quelle couche!
   Du lever au coucher,ils n'ont de cesse que d'implorer Dieu,son prophète  et les saints locaux pour qu'ils soutiennent les Aigles de Carthage dans leur odyssée.. Même les prières de l'entraîneur de l'équipe et son homonyme de poulain ont été associées  au chorus.
    Ce ne fut que peine perdue.Tous les appels au ciel n'ont eu l'écho escompté.
    Mieux :la réponse sur gazon fut sans appel.
Allah n'aime pas le foot ni ses fans -toute couleur confondue-de ses fidèles parmi les quatre teams des pays monothéistes.Toutes battues  (Arabie saoudite,Maroc,Egypte,Iran et Tunisie).
   Retour sur terre.Dans ce contexte de morosité politique en Tunisie,comment va -t-on dispatcher le pactole-bien rond-
(des millions de dinars) engrangé suite à la qualification après déduction -sans surfacturation-des frais?
Par obligation de transparence,la fédération tunisienne de foot-ball se doit de dévoiler l'opacité maintenant que les filets ont dévoilé la leur.Sans leurre.

   Tout comme les invocations se sont traduites en imprécations. Dieu aux abonnés absents aurait d'autres chats
 plus réfractaires  à fouetter.Ceci est plus "religieusement"correct que le politiquement "incorrect" du sympathique opérateur et autres fans bernés ...

samedi 16 juin 2018

Retour aux sources de Sylvain Montéléone


« Retour aux sources » (histoires d’eau et d’encres)
A sa façon, l’artiste –peintre Tuniso-italien, Sylvain Montéléone a  intitulé  ainsi sa dernière exposition.
Elle n’aura duré qu’une « nuit »  celle du 13 juin 2018.Ses nombreux amis  étaient au rendez-vous à sa Galerie d’art et d’essai «  Le damier ».
 Ses 19 œuvres touchent à la gravure sur lin,affiche,croquis…remémorant ,résume  Sylvain «  un retour là,ou tout coule de source, de la mémoire olfactive aux personnes rencontrées aux dédales  de la vie ."
SPOTS  sous les timbres du Qanoun ( instrument de musique à cordes)


dimanche 3 juin 2018

Vache de vie


Vache de vie !

Une dame 
d’Europe,  prénommée  Fortune a hérité de son ex  décédé une fortune. Pour  compenser le manque, elle se rend en Afrique pour un Safari où elle fait connaissance d’un jeune homme robuste. Un enfant de la jungle, de son état gardien du parc-résidence. Regards croisés.
    A la tombée de la nuit et au milieu du silence, il rejoint la cabane de Fortune qui redécouvre-  sous les étreintes - la plénitude des plaisirs charnels dont son corps en fut, longtemps, privé.
    Ils décident de se lier par le mariage. Et adopte le patronyme de Mme Encore. Le couple est  sur un  nuage...
Quelques mois après le retour en Europe, Fortune a été fauchée par un chauffard et rend l’âme illico. Et M. Encore  hérite la fortune de Fortune. Fort-thuné et face aux brigues  des zonardes de la ville, il décide  de rentrer au bercail et   présenter sa candidature à l’élection présidentielle.
Slogan : »fortune aux infortunés ».Trop pompeux pour être vrai !
Pour contre, un de ses compatriotes, maçon de son état est parti en Europe pour gagner sa vie.Une brique tombée sur sa tète lui fait perdre toute la vie !
Moralité : A chacun sa fortune.