vendredi 8 mai 2015

Bye Freaky..

        Fin mars dernier  atterrit dans nos parages un chaton à la  robe  tachetée blanc –talin .Dans un état piteux .Maigrichon. Il  arrivait à peine à tenir droit son corps fragile  sur de petites pattes crasseuses .La génitrice a du- suppose - l’éjecter de son ventre il y a une  à deux semaines . Son instinct l’a conduit vers notre petite tribu de félins  domestiques.
        visiblement ils ont  salué le nouvel intrus du bon œil .Ils l’ont humecté avant  que  chacun vaque  à ses besoins. Lorsque je l’ai pris entre les mains il ne manifeste aucune résistance  ni  signe d’hostilité .Après avoir nettoyé   ses pattes et le nez à  l’aide d’une serviette imbibée d’eau tiède  il se régala  en tétant goulûment le contenu d’une écuelle remplie de lait frais .L’après midi a été consacrée à  une longue sieste sous la platane ombrageant le jardinet.  Jour après jour il commence  à miauler timidement et  trotter rapidement comme une petite gazelle .Son regard était d’un  cristal brillant .IL se faufile toujours en premier entre les jambes à la distribution de la nourriture et ne répugne pas de manger des petits morceaux  de biscuit  ;contrairement au reste de la vieille garde .Reprenant son énergie il  était si rapide qu’on dirait qu’il volait sans ailes .Sans pouvoir en déterminer le genre je l’appelle Freaky  parce qu’il   était souvent  à mon coté quand que je parcours un ouvrage de jeunesse  de l’américain  Phil brik qui lui aurait filer –sans animosité  - le patronyme  Mighty….
      La présence du joyeux lutin attira  subitement la venue d’autres chats plus âgés  et surtout plus puissants. Bizarre .Je réalise alors que Freaky  était de sexe féminin ; proie facile à des prétendants agressifs .J’observe que ces félins mâles sont peu regardants  du coté âge fragile de la petite bête .Ils ne cessent de la grimper l’écrasant sous leur masse de poids .J’en étais furieux tellement ses cris lancés n’étaient que des sos pour la protéger de ses pressantes brutes.. en rut.
Ma famille a fait en sorte de mettre le pauvre et jeune animal  à l’abri de ses  instincts déchainés  .Mais hier Freaky  a échappé –par une fenêtre entrouverte à notre attention .Elle a passé la soirée dehors et quelle ne fut ma surprise –le matin-en la découvrant  corps jonché au sol  .Une tache  humide  formait un cercle . Je penses qu’elle roupillait ; j’approche pour la toucher .Pas de réaction .Je recule croyant ne pas déranger son sommeil .A la distribution du petit déjeuner toute la tribu est là sans que les miaulements ne la réveillent. Malade ou mourante ..Je n’arrive pas à le croire et m’éloigne quelques mètres du corps allongé .La brise  secouant sa robe me donne illusion  qu’elle respirait encore. D’habitude les chats malades s’enfoncent dans un sommeil réparateur. Trois heures après le corps ne bouge pas .Deux de nos félins étaient assis derrière le corps .Silencieux et leur regard tourné vers moi intrigue. Silence . Se fait –il que le chat n’est pas sensible à la violence physique qu’il subit ou fait subir à son congénère tout en ayant « conscience «  de la gravité du trépas ….A l’instant j’étais convaincu que l’impression de respiration n’était qu’une caresse du vent sur la belle robe du malheureux animal   sauvé de la faim et de la maladie mais pas de l’attaque d’autres chats .. . Je l’ai inhumé dans un trou de sable doré et passé un sceau d’eau sur le cercle humide autour duquel continuait à tournoyer   notre  belle Brunette -une choupette qui lance aussi des cris de détresse chaque fois qu’un malabar de chat lui saute dessus... Adulte saura -t-elle se défendre ....Bye Freaky tu es venu (e)tranquillement et parti (e)aussi tranquillement…
(c)Habib OFAKHRI

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