Dans l'histoire antique et contemporaine leur association n'a généré qu'un couple hautement toxique et non moins explosif.
Une double observation :
Une double observation :
1-Bons
vivants méditerranéens, les Tunisiens seraient
enclins à l’excès d’optimisme voire de crédulité. Ils veulent à la fois le beurre et son argent .En
d’autres termes ,l’en deçà et l’au-delà .Une place au soleil aujourd’hui et
demain –qui sait –un strapontin au paradis...
Ca
explique-en partie- que par le passé la contrée du Maghreb a été mise –sans trop de difficultés-sous l’emprise
des subterfuges étrangers (des commerçants puniques , à la conquête coloniale jusqu'aux prosateurs religieux) .
.L’ere post indépendance avait forgé une louable
notion d'Etat nation –détournée ensuite de ses objectifs ( liberté-ordre- justice )
dés que les usufruits du développement
eurent émergé .
Le concept de
l’autonomisation de la personne a été occulté au profit de l’état providence ou
du vouloir du prince et de son parti de circonstance. Inutile dans ce cas de
faire appel à la conscience politique -à la dialectique de classes ou simplement à l’historicité.
2-
Surfant sur la plate-bande de l’ignorance et de l’absence d’incrédulité (sens critique)
quand bien même le diable ait tenu tête à son créateur !.Les mouvements religieux
–toutes tendances confondues se distinguent par leur omerta sectaire .Ils fleurissent dans tous les milieux .Leur
parole n’aboutit - in fine- qu’à l'émergence d’actes sanglants .Pis.Une haine ontologique de tous ceux qui les contrarient. Motto:« Écoutez nous et
non pas ce qui se dit sur nous « .Trahis par leur propre discours ,ils s’enferment dans une fuite en avant suicidaire et suicidante .C'est comme s'll n’y
aurait de monde que le leur. Il s’avère que dans ces mouvements ,il n’y a pas une tendance
soft - une hard ou une autre between.Ils veulent Tout au profit des membres de leurs confréries.
Les tendances se relaient –selon la conjoncture
des rapports de forces –pour atteindre
le même objectif : l’assujettissement de la volonté de l’individu au
diktat de la communauté –au nom de Dieu –le clément et le miséricordieux ,taillé
à leur prisme totalitaire .Ils
n’ont rien appris de la déchéance de l’empire ottoman et encore moins des souffrances
endurées et qu’endurent encore les peuples de l’aire arabo-musulmane depuis le shisme
suni-shiite pour le leadership de la Oumma ( la communauté).Au nom -justement
-de cette choura ( concertation ) qu’ils proposent en tant qu’alternative à la Démocratie, feignant
d’oublier que leurs ancêtres furent les premiers à en faire peu de cas.
Si
« harkat ennahdha » ( mouvement Tunisien islamiste)cautionne –tactiquement- la démocratie , c’est
tout simplement pour lui permettre de placer son pion sur l’échiquier politique -in tune -avec l’air du temps .. ( Ça plait à Washington , au premier amendement de sa constitution et autres chancelleries ayant rodé leurs
sociétés aux droits de l’homme ) .Preuve malicieuse
: si l’on parcourt le programme électoral
des candidats nahdhaouis lors des élections législatives (octobre
2014), on ne relève qu’ à aucun passage le vocable démocratie n’est mentionné- noir sur blanc. Dans leur fourberie,le peuple (mineur)
fait partie de la « raiya » (sujets) qui doit être guider au pacage de la vie terrestre (fut elle fugace) par leur berger (sic) vers le sentier du Paradis..Amen.
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