mercredi 6 mai 2015

politique et religion

Un débat non tranché .Le serait-il un jour en Tunisie et ailleurs sur le rapport antinomique entre religion et  politique?
Dans l'histoire antique et contemporaine leur association n'a généré qu'un couple  hautement toxique  et non moins explosif.
Une double observation :

1-Bons vivants  méditerranéens, les Tunisiens seraient  enclins  à l’excès   d’optimisme voire de crédulité. Ils veulent  à la fois le beurre et son argent .En d’autres termes ,l’en deçà et l’au-delà .Une place au soleil aujourd’hui et demain –qui sait –un strapontin au paradis...
Ca explique-en partie- que par le passé la contrée  du Maghreb a été   mise –sans trop de difficultés-sous l’emprise des subterfuges étrangers   (des commerçants puniques , à la conquête coloniale jusqu'aux prosateurs religieux) .
.L’ere post indépendance avait  forgé une louable notion d'Etat nation –détournée ensuite de ses objectifs ( liberté-ordre- justice ) dés que les usufruits  du développement eurent émergé . 
    Le concept de l’autonomisation de la personne a été occulté au profit de l’état providence ou du vouloir du prince et de son parti de circonstance. Inutile dans ce cas de faire appel à la conscience politique -à la dialectique de classes ou  simplement à l’historicité.
2- Surfant sur la plate-bande de l’ignorance et de l’absence d’incrédulité (sens critique) quand bien même le diable ait tenu tête à son créateur !.Les mouvements religieux –toutes tendances confondues se distinguent par leur omerta sectaire .Ils  fleurissent dans tous les milieux .Leur parole n’aboutit - in fine- qu’à l'émergence  d’actes sanglants  .Pis.Une haine ontologique  de tous ceux  qui les contrarient. Motto:« Écoutez nous et non pas ce qui se dit sur nous « .Trahis par leur propre discours ,ils s’enferment dans une fuite en avant suicidaire et suicidante .C'est comme s'll n’y aurait  de monde que le leur. Il s’avère  que dans ces mouvements ,il n’y a pas une tendance soft - une  hard ou une autre between.Ils veulent Tout au profit des membres de leurs confréries.
      Les  tendances se relaient –selon la conjoncture des rapports de forces  –pour atteindre le même objectif : l’assujettissement de la volonté de l’individu au diktat de la communauté –au nom de Dieu –le clément et le miséricordieux ,taillé à  leur prisme totalitaire .Ils n’ont rien appris de la déchéance de l’empire ottoman et encore moins des souffrances endurées et qu’endurent encore les peuples de l’aire arabo-musulmane depuis le shisme suni-shiite pour le leadership de la Oumma ( la communauté).Au nom -justement -de cette choura ( concertation ) qu’ils proposent en tant qu’alternative à la Démocratie, feignant d’oublier que leurs ancêtres furent les premiers  à en faire  peu de cas.
Si « harkat ennahdha » ( mouvement Tunisien islamiste)cautionne –tactiquement- la démocratie , c’est tout simplement pour lui permettre de placer  son pion sur l’échiquier politique  -in tune -avec l’air du temps .. ( Ça plait à Washington , au premier amendement de sa constitution  et autres chancelleries ayant rodé leurs sociétés aux droits de l’homme  ) .Preuve malicieuse : si l’on parcourt  le programme électoral des candidats nahdhaouis lors des  élections législatives (octobre 2014), on ne relève qu’ à aucun passage le vocable démocratie  n’est mentionné- noir sur blanc. Dans leur fourberie,le peuple (mineur) fait partie de la « raiya » (sujets) qui doit être guider au pacage  de la vie terrestre (fut elle fugace) par leur berger (sic) vers le sentier du Paradis..Amen.

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