samedi 10 mars 2018

Olga Malakhova :la femme à l'honneur


Olga Malakhova : la permanence  de la Femme...
         L’artiste-plasticienne Olga Malakhova   a exposé   33 œuvres à la galerie « SALADIN » à Sidi bou Said (banlieue de nord de Tunis) , jusqu’au 1er avril dernier. Et ce n’est pas  boutade   associée  au même mois !
        Avec elle , le printemps s’accomplit dans sa  pleine variété  chromatique.
Intitulée «  D’hommage  à la Femme », l’événement  interpelle, de prime à bord par la concomitance du jeu de mots (euphonique) et par l’universalité (matricielle )conférée  au genre féminin, source  à la fois de désir et de sublimation.
         De récente réalisation, les œuvres   s’ouvrent  par des titres évocateurs : de «  la Carthaginoise » à la «  la Femme en attente » .Un itinéraire identitaire historiquement  nommé dont le devenir demeure , cependant  suspendu par l’interrogative gestation.
    Mais d’où vient cette femme et qu’attend- elle au juste ?.Seule la personne et non le persona détiendrait un début de réponse. La peintre, maîtrisant son art ne peut faire usage   que des couleurs et des formes pour suggérer tantôt une émotion, tantôt  une réflexion ou globalement   une« émo-inflexion ».
        Technique : une  quasi-parfaite maitrise de la peinture acrylique -mixte. Outre son adhésion et sa stabilité, le procédé favorise et le lavis et la dispense d’une couverture verrière  du tableau. S’ouvrent ainsi devant la palette  un champ  complexe  de variations d’effets et de motifs ,lesquels dans ce cas  se focalisent sur les  lignes  du corps féminin dans sa grâce  explicite et son intimité implicite.
         Qu’elle soit mère, sœur,  épouse ,fille ,matriochka ou amante, l’Eve demeure l’élément  vital en l’absence duquel  aucune  permanence  universelle n’est envisageable …
        Contextualisée  dans le paysage national des arts plastiques, cette exposition s’apparente -sans  les égaler –  à la dextérité de Ben Salem , la stylisation de Z. Turki et  l’ésotérisme  d’ A.Megdich dans l’ hommage-sans dommage, cette fois- que ces artistes  ont rendu à la femme tunisienne dans sa dimension anthropo-esthetique.

(c)H.O


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire