Au détour du vide
Que parle silence
Seuls les sourds comprennent
Les mots de la gestuelle rigide
A l'immensité, le petit devient grand
Et le grand encore plus grand
Quelle lassitude..
De terminer avant de commencer
Le vol-survol de la crétine béatitude
Vers cette mare si dense
Où flottent des lichens pourris
Que bercent rayons flétris
D'un soleil endormi
De la nuit fatiguée
D'où naissent et meurent
Les créatures de l'infini
Et l'espoir d'une courte randonnée
Dans le jardin du souvenir -oubli
oh.

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