samedi 11 avril 2020

Éden de l'oubli

   Au détour du vide
Que parle  silence

Seuls les sourds comprennent
Les mots de la gestuelle rigide

A l'immensité, le petit devient grand
Et le grand encore plus grand

Quelle lassitude..
De terminer avant de commencer

Le vol-survol de la crétine béatitude
Vers cette mare si dense

Où  flottent  des lichens pourris
Que bercent rayons flétris

D'un soleil  endormi
De la nuit fatiguée

D'où naissent et meurent
Les créatures de l'infini

Et l'espoir d'une courte randonnée
Dans le jardin du souvenir -oubli

oh.

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