dimanche 29 janvier 2017

Tunisie:corps armés et droit de vote

Point de vue :

L’allusion à l’article 49 de la constitution Tunisienne est explicite  à savoir : ne pas porter atteinte à « l’essence » du droit inaliénable  d’exercice des libertés politiques et civiles. Reconnaître  le droit (une voix)de vote  (bien vote et non éligibilité   )aux corps armés ne signifie pas automatiquement une politisation partisane étriquée .Ils adhèrent –en concomitance aux autres compatriotes  -au parti sublimé de la Nation qui à la préséance  sur  celui des  partis ordinaires (politiques )dont la vocation  consiste  –dans un Etat démocratique – en la conquête alternante et  pacifique de la gouvernance  . La question de fond demeure académique et juridiquement nuancée c ‘est à dire un peu à l’instar du débat sur l’être et le paraître-le citoyen et son rôle  sociétal  .Un prof est enseignant à l’école. Il ne se comporte pas en prof en société… Tout comme un policier ou un soldat ne doivent pas confondre le statut social et les obligations découlant  du statut  professionnel.
       Toutefois la citoyenneté les unit. Le grand parti de la Nation doit englober –par consensus tacite - toutes les catégories socio-professionnelles en délimitant les devoirs et les droits responsables .En cas de menace sécuritaire  (terrorisme-agression extérieure –désordre public… ) toutes ces catégories sont alors  concernées -à divers échelons - pour défendre  (globalement) la patrie sans la pérennité de laquelle elles  n’ont pas d’autre alternative .Sauf à vendre la conscience au diable !..Il y va de la souveraineté et de la survie de tous les corps .         Aussi longtemps que l’éthique politique ambitionne de servir –sincèrement- la communauté nationale et non des desseins  particuliers ; il n’y aurait pas d’objection à ce que tous les citoyens jouissent dans la concorde  et l’engagement des droits constitutionnels.

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