dimanche 5 février 2017

Nos amis les bêtes

LA BETE ET MOI/ 1/
Plus que mince ,ma lecture livresque  sur  les animaux   est quasi- nulle. Jeunot  se rendant au zoo, j’étais stupéfait par la force et la grâce du lion -le regard perçant du tigre et l’élan de l’antilope. 
   Aussi le premier contact visuel avec l’animal se limitait -il à l’observation des mulets , chevaux  tirant péniblement des charrettes surchargées sous  un déluge de quolibets et des coups de fouets qui s’abattent sur leur corps
dés qu’ils trébuchent.
    J’étais révolté  contre  ce traitement ...J’ai  observé des dromadaires  s’abreuvant à la rivière de l’oasis de ce que fut le Belvédère à Tozeur (mon bled natal au sud ouest de la Tunisie )-des chiens  et des troupeaux de chèvres en pacage dans les contrées sahariennes environnantes. 
   Ayant  encore au bout de la langue le gout saumâtre du lait de chamelle .A douze  ans ,je consigne dans ma première dictée scolaire «  Pitié pour l’animal qui souffre mais  ne parle pas ».
Un chien   - impur selon la(notre) tradition -avait accompagné ma prime jeunesse. Plus tard un voyage initiatique au pays des Brahmanes m’a fait découvrir superficiellement la métempsychose .
    En gros le corps disparaît alors que l’âme trans-migre vers un autre corps en fonction des bienfaits que le premier  aura accompli sa vie durant. Cela va du vertébré à l’invertébré .Or, ma conception chimique des êtres a renforcé   une conviction organique de l’existence tant les religions dites révélées et autres animistes m’ont paru –avec leur sens de la fatalité- tellement absurdes..Inintelligibles ..
     Si le destin  objectif  était pré-établi à quoi servirait un dernier jugement pour sauver un corps de la décrépitude? L’âme est essentiellement dépourvue d’organes …A mon sens, le destin  subjectif ne parait pas établi à priori. Socialement .Il s’accomplit dans le devenir et l’action...
L’expérience a démontré -depuis la nuit des temps- que les hommes  font le malheur d’autres hommes par l'agressivité et /ou leur bonheur par la coexistence  et le co-amour.
.A ce point l’homme s’avère pire que la nature dévastatrice. Il semble qu’il ne se relèverait  pas de sitôt... Pénible condition humaine,dans sa traversée du visible.

Pour stimuler des centres de rejet de la cruauté,  est-il impératif qu’il apprenne à faire preuve d’humilité bienveillante pour s’accepter et respecter l’existence d’autres espèces dont l’unique objectif-comparable au sien- consiste à vivre-aimer – mourir et assurer éventuellement une descendance.? 
    Nos amis les bêtes s’esquintent dans l’adversité pour assurer uniquement leur survie... Dotés d’une conscience et d’intelligence les hommes –aspirant à l’éternité virtuelle -s'entre
tuent pour des idéologies fallacieuses et la possession d’objets-à leur image-périssables…

 (à suivre)

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