dimanche 11 février 2018

Exposition art-plastique Adelamjid Jenahani surnommé Hidoud

Hidoud : Kelibia in mind...
Il est de retour,le chevalier de la palette... A 74 ans,Abdelmajid Jenhani( alias Hidoud) investit les cimaises de la Galerie Saladin, un check -point de la culture,à l'aval ou en amont du monticule de Sidi Bou Said ( banlieue nord de la capitale). 
      Suite à une formation  diplômante à l’Ecole des Beaux arts de Tunis dans les années  60,le jeune artiste trempe sa mélasse dans  la gravure sur bois et la noblesse de la céramique. Serein et non moins  tourmenté par le mystérieux silence de la nuit et la grandeur de l’espace, il prit la mer. A l’époque, sans visa. !
De Kelibia,son bourg natal, les vagues de la méditerranée l’embarquent dans des pérégrinations et des rencontres inédites. Logé à l’enseigne de la solitude et l’ivresse existentielle, il entretient son métier-art en fuyant la médiocrité  d’alors. Mais, tout flux se répand par reflux.
L’éloignement physique n’a pas altéré  la mémoire  visuelle de l’eternel enfant .Mêmement pour  la lumière, arc en ciel de la Tunisie et les rives écumantes et plurielles du grand Bleu. 
Kelibia,toujours..
Dans ses créations, Il insiste  –pourtant -à privilégier l’ombre à la lumière chatoyante, un kitsch de la nature..et à pointer  les  détails de silhouettes féminines happées dans l’alvéole d’une cigarette fumée à la hâte : Atmosphère de la rue de Lapp à Paris (une réplique de la rue Abdallah La paille à Tunis).Quelle barbouille !Sans nostalgie!
Valeur sure de la scène internationale des arts plastiques, Hidoud s’affirme. Moult consécrations. Il semble réfractaire ,toutefois , au format  d’une technique réductrice (hard-edge) des formes et des tons. Ses palettes transposent  les clairsemés. En dépit de la différence d’âge  et de la géographie, l’observateur y décèle  des relents du  style aéro-aquatique du  tachiste  californien ,Sam Francis (1923-1994)...Extrapolation.
Cependant, Hidoud va plus loin. Timide démiurge, il a l’humilité de masquer la (sa) souffrance. Il questionne ses œuvres en laissant la latitude au public pour  percer le désir qui leur est associées. De l’instantané, l’artiste transforme l’acte de peindre tantôt en événement, tantôt idée. A travers ses créations, la condition d’homme  temporel l’accule  à s’interroger sur soi-même .A chacun sa méthode. L’expo était visible et accessible  jusqu’au 25 février ...

©Ho.



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