CLAIRE
A toi, sœur d’une autre mère
Un printemps furtif, avant terme, s’est épanoui
Capricieuse mais docile s’offrant sans prière
Celle qui aime et doute à l’envi
Toi présente éphémère, sans envie tu donnes envie
Souffrante, amour dans l' amour cherchant l’infini
Dans l’ivresse du baiser volé…
Avec ta clarté, la lumière illusoire fut
Dans l’obscurité du départ, de la pluie de tes larmes, la terre s’est assouvie
Sans pour autant perdre de son éclat, certes épais
Le hasard a voulu que les regards se croisent
Et les corps se séparent toujours ainsi
Nécessité. Reste le filon de la mémoire souvenir
Qu’assombrit la distance et l’oubli
Il résonne aux thèmes et variations de Mozart
Telle cadence du métronome, de ce robinet d’époque
Authentique. Il gémit, à présent sans fard
Sous le plaintif d’une douce maman dacienne et baroque
Réinventant le cycle premier de la maternité éternelle
Alors que les dés furent jetés.
Triste. Plutôt souriant,tu ne lui appartiens plus…à jamais !
(c)ho

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