L’existence humaine ne dure que l’âge des regards croisés .Autant que la vie , elle ne dure pas toute la Vie .Dans l’intervalle, elle offre toutefois des moments de rencontres chargés d’émotion et de déception aussi. Ainsi roule le train du quotidien. Parmi celles qui ne s’effacent pas facilement de la mémoire, une particulièrement entre autres dont le souvenir a été –par hasard- ravivé.
C’est aujourd’hui l’hier d’aujourd’hui. Dans les années 71, une rencontre m’a réuni avec deux futurs artistes exceptionnels : Julien Clerc et France Gall .J’étais encore lycéen qui trimait –durant ses vacances - en tant qu’intermittent du tourisme dans un établissement à Nefta-dans la région de Tozeur à la porte du désert du sud ouest Tunisien.
Manière autonome pour faire un peu du galtouse et de contribuer aux frais de ma scolarité. Comme un grand.
Les deux tourtereaux étaient beaux comme sortis du Parthénon : une cariatide d’ une élancée devanture et un Apollon urf .
Les deux tourtereaux étaient beaux comme sortis du Parthénon : une cariatide d’ une élancée devanture et un Apollon urf .
D’une extrême douceur et d’une mondanité bien parisienne. Mama mia !côtoyer un prince et une princesse adulés au « royaume de Salut les Copains »(un Mag d’ados) est un privilège inouï pour un jeune accompagnateur bien fier de sa « bédouinité ».
Lors de la découverte de la région, un courant de sympathie est passé entre nous .En toute sincérité et désintéressement.
La première visite devait nous conduire au lac salé du Chott el Djérid , une mer dite morte mais en fait plus vivante que jamais portant les traces du légendaire Dieu Triton et une immensité infinie .Devant cette immensité sans horizon ,France Gall respire à fond et pousse un cri « Dieu s’exclame t-elle ,quel sentiment de liberté m’envahie ! ».
Lors de la découverte de la région, un courant de sympathie est passé entre nous .En toute sincérité et désintéressement.
La première visite devait nous conduire au lac salé du Chott el Djérid , une mer dite morte mais en fait plus vivante que jamais portant les traces du légendaire Dieu Triton et une immensité infinie .Devant cette immensité sans horizon ,France Gall respire à fond et pousse un cri « Dieu s’exclame t-elle ,quel sentiment de liberté m’envahie ! ».
Avec un minois gracieux , elle ouvre largement ses bras et fait des pas en avant comme pour embrasser tout le cosmos en face d’elle. Dans l' élan d’un Roméo parachuté, Julien ouvre autant ses bras se dirige vers elle et l’accueille d’une étreinte. Ce n’était pas un mirage .La scène s’est figée dans ma pellicule mémorielle. Dirait-on l’affiche du film « Autant en emporte le vent « ! A l’époque, ils étaient mes ainés de cinq piges. Mais que de délicatesse et de pudeur derrière eux !
En rentrant à l’hôtel, Julien me propose une partie de Ping pong .Enjeu : le perdant doit payer un Verre .De mon coté, je propose que le gagnant fasse une bise à France. Jalmince. Peut –être.
--Ah non ! dit Julien chaque bise équivaut à un chameau !
--Laisse tomber France , rétorquais-je .Le parigot n’a pas encore roulé sa bosse. IL confond chameau et dromadaire. La partie s’est terminée à égalité .Pas de dromadaire en trophée ni de bise méritée .
En rentrant à l’hôtel, Julien me propose une partie de Ping pong .Enjeu : le perdant doit payer un Verre .De mon coté, je propose que le gagnant fasse une bise à France. Jalmince. Peut –être.
--Ah non ! dit Julien chaque bise équivaut à un chameau !
--Laisse tomber France , rétorquais-je .Le parigot n’a pas encore roulé sa bosse. IL confond chameau et dromadaire. La partie s’est terminée à égalité .Pas de dromadaire en trophée ni de bise méritée .
C’est nib de nib sauf que durant la soirée nous avons eu droit à plus d’un coup de sens unique ( vin rouge). Nous avons dansé tard sur un rythme yé yé endiablé .Julien ,m’a donné l’impression de danser comme on danse dans la brousse africaine .Ses mouvements s’apparentent à des formes géométriques rappelant la voltige d’un aigle (brisé). La lumière de la piste tournoyait autour du sourire éclatant de sa campagne portant un jeans moulu ,de couleur bleu marine.
Après leur départ, je retenais l’image d’un couple frais et heureux. Est-ce l’effet saharien ou un sentiment de la plénitude de la liberté !
Plus tard, j’apprends qu’ils se sont quittés .France a reconstruit autrement son vie .Et Julien aussi. « Et la vie sépare ceux qui s’aiment sans faire de bruit « ( Y .Montand).Autant qu’en biologie , tout couple est cata clique …Nous n’avons pas pris de photo souvenir , étant moi-même alors dans les vapes et sur les traces de Paul Géraldy. ».Le souvenir est poète n’en fait pas un historien »(dixit « Toi et Moi » ).Julien a tenu à signer l’autographe : « Pour Habib –Ami . »
Au recto, une liste de ses disques en vinyle 45 tours gravés chez « Emi et Pathé ».Plus de quarante ans plus tard, ma fille tombe sur la carte dans une pile de bouquins abandonnés .Elle a ressuscité un joli souvenir d’une belle et éphémère compagnie lors d’une journée printanière de mon bled chéri.
Après leur départ, je retenais l’image d’un couple frais et heureux. Est-ce l’effet saharien ou un sentiment de la plénitude de la liberté !
Plus tard, j’apprends qu’ils se sont quittés .France a reconstruit autrement son vie .Et Julien aussi. « Et la vie sépare ceux qui s’aiment sans faire de bruit « ( Y .Montand).Autant qu’en biologie , tout couple est cata clique …Nous n’avons pas pris de photo souvenir , étant moi-même alors dans les vapes et sur les traces de Paul Géraldy. ».Le souvenir est poète n’en fait pas un historien »(dixit « Toi et Moi » ).Julien a tenu à signer l’autographe : « Pour Habib –Ami . »
Au recto, une liste de ses disques en vinyle 45 tours gravés chez « Emi et Pathé ».Plus de quarante ans plus tard, ma fille tombe sur la carte dans une pile de bouquins abandonnés .Elle a ressuscité un joli souvenir d’une belle et éphémère compagnie lors d’une journée printanière de mon bled chéri.
Un peu plus tard,étudiant à Paris,j’ai assisté –in cognito-en 1978 à un concert que donnait Julien à la salle des champs Elysées .A l’air « laisse tomber les filles « semblait répliquer un écho « Fais moi une place « …
Oh , Panam ! je n’oublie pas également le sentiment de liberté et de plénitude dont tu m’as imprégné. !Et des amours, faut-il aussi que je m’en souvienne ?...
(c)ho
Oh , Panam ! je n’oublie pas également le sentiment de liberté et de plénitude dont tu m’as imprégné. !Et des amours, faut-il aussi que je m’en souvienne ?...
(c)ho
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