vendredi 6 février 2015

TUNISIE:politique de l'errance

 
POLITIQUE DE L’ERRANCE  
Il faut se rendre à l’évidence .Le monde  bouge et se transforme à tous les niveaux.Le choc du futur de Toffler  est en marche.  Les idées aussi et c’est de bon augure  que celles-ci se mesurent ; tant que des intellectuels demeurent dotés du sens critique et les  historiens celui  de l’objectivité.
 La confrontation  et l’interprétation des thèses des uns et des autres  favorisent – on s’en doute -  l’élargissement du champ de vision  du citoyen lambda plus englué dans  la médiocrité du quotidien que versé dans la chose de l’esprit dont les Etats s’en  servent, en particulier  pour élaborer les stratégies et les tactiques appropriées à leurs intérêts. La gouvernance  de l’Etat reste  ainsi l’enjeu majeur  pour le politique.
Plus qu’une  ambition subjective, les politiciens poursuivent un idéal collectif sous tendue par une idéologie dont les deux mamelles sont d’ordre spirituel ou/et  matérialiste-
Pour ce qui est de la Tunisie ,les événements ont toujours pris une tournure inédite-De Jugurtha à Bourguiba ,le génie de ce peuple aura toujours  triomphé-Les intermèdes et les querelles spirituelles plus ou moins longs   ont   été réglés dans le sang et l’exode des éléments exogènes à ce peuple métissé  et  foncièrement  laborieux   attaché à la douceur  du climat et  à la bonté abondante  de sa  terre. .
De même , cette terre vient d’inscrire dans les annales du 21 eme siècle ,  la première révolution   civile d’un peuple  spontané sans gourou ni mentor -qui a libéré ses élites dont une frange l’avait tenu trois  ans  durant en otage pour n‘avoir pas  bien pigé son message- détresse : justice et dignité- En effet le Tunisien  aspire  depuis plus d'un demi siècle à l’appropriation, à la distribution équitable et la promotion des richesses de son pays-
Que cette  aspiration passe par une discussion  sur  la "démocratie," c’est aussi une autre manière de le leurrer, tant il   est établi  que celle çi  ne fut  qu’une arlésienne tout au long de l’histoire et de la géographie, notamment dans la sphère  dite arabo-musulmane.
A notre corps défendant ,Les barbus continueront à rêver de leur hypothétique état islamique et les rasés de leur état laïc non moins  hypothétique-Les autres  parties  tirent  leur épingle  par le jeu  des élections  dites « démocratiques ». Dans un pays où un quart de la population est analphabète y a t il autre moyen pour modérer  la frénésie des ardeurs! L’argent roi et les campagnes  de communication  auront dessiné  les  contours  du futur leadership  qui sera contraint – qu’il veuille ou non- de composer  à la fois  avec le diable  et le bon dieu- Encore un paradoxe .Pour défendre  leurs espaces, les lobbys   se foutent éperdument que telle ou telle mouvance religieuse ou séculière  soit aux commandes du pouvoir -
L’histoire nous apprend aussi que les deux mamelles n’ont fourni –hélas-à l’humanité que du lait amer aussi létal que la  colère incontrôlée de la Nature. Faut il pour autant désespérer de l’homme ?Absolument pas .
La Tunisie  possède des atouts indéniables à faire valoir sur le double plan humain et naturel. Il suffit que s’ouvrent  les perspectives de la liberté d’entreprendre et  se mettent  en place les mécanismes de la  transparente reddition-Le reste relève des élucubrations de la logique de port royal  et des hypothèses  d’officines prospectivistes  .
 
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