Outre les sanctions contre
la Tunisie,le Maroc, et la Guinée équatoriale, la Coupe d’Afrique des
nations ( CAN 2015) a eu des répercussions
collatérales, particulièrement à Tunis où des tifosis anti-fair play ont
agressé verbalement et physiquement une dizaine d’étudiants sub-sahariens
dévoilant une « noirophobie » latente
à laquelle le pays n’était pas habituée.
Motif présumé : l’élimination du onze national aux quarts de
finale de cette coupe .L’arbitre mauricien avait sifflé un pénalty très
controversé en faveur de l’équipe de la guinée équatoriale, le pays hôte. Mais
quel rapport ?.L’arbitre « injuste »était un homme de couleur et
le public guinéen-équatorien « pas sympa » .Du coup , la passion
s’est déchaînée et les affreux tifosis n’ont trouvé mieux pour se défouler que de s’attaquer à tout homme de couleur, à leur passage .Sans
discrimination. De valeureux jeunes étudiants venant de divers pays du
continent ont payé les pots cassés. Gratuitement. Faute de certains énergumènes !La société civile a levé les
boucliers pour dénoncer « ces actes barbares ».C’est que la question
du racisme dans ce pays ne s’est jamais
posée en termes sociologiques. Premier pays
musulman à abolir l’esclavagisme depuis 1846 , la Tunisie a vu
succéder sur son sol plusieurs vagues humaines. C’est une mosaïque de peuples qui
se côtoient- jusqu’ici-sans problèmes et
sans poser des questions liées aux conditions des minorités.La
révolution 14-01 a permis aux langues de se délier en ouvrant la boite de
pandore sur des sujets qui fâchent (racisme-violence contre les femmes ,
homophobie, inégalité sociale et développement régional inégal…)
Il y a lieu de relever que les
agressions de ces affreux tifosis n’ont pas épargné des concitoyens (tunisiens) de
couleur !. Toutefois,on ne déplore pas de cas graves mais quelques blessés .
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